29.01.2017

News Mazda

Nouvelle Mazda MX-5 RF

Cet été, la MX-5 gardera le haut !

Pour son 28e anniversaire, Mazda bouscule les traditions et offre une version targa à son mythique petit cabriolet. "Le Matin Dimanche" a pu la tester à Barcelone. Premières sensations.

Vingt-huit ans! Vingt-huit ans que ça dure. Vingt-huit ans que le succès de la voiture en laquelle personne ne croyait se confirme. Vingt-huit ans que, partout où elle passe, elle séduit les passants, conquiert des acquéreurs, séduit des jurys, récolte des lauriers. On est loin des débuts timides de l’Auto Show de Chicago 1989, où la première "Miata" pointait son capot sous les spotlights…

Pour cet été, Mazda nous a concocté une nouveauté. On connaissait la MX-5 cabriolet avec capote en toile. Depuis la troisième génération on connaissait aussi la MX-5 à toit en dur rétractable. Voici désormais la MX-5 RF. N’allez pas y voir un quelconque lien avec le héros des courts qui a fait un retour fracassant à Melbourne: "RF" ne fait pas référence au meilleur tennisman de tous les temps, ce sont les initiales de "Rapid Fastback".

De fait, cette nouvelle décapotable… n’en est pas une! Une fois "décapsulée", la MX-5 RF retrouve des montants arrière, un arceau transversal et un vitrage arrière partiel protégeant des remous. En langage automobile, ça s’appelle une "Targa". Un style dont Porsche a écrit quelques-unes des plus belles pages avec sa 911 éponyme.

L’avantage? Permettre de rouler cheveux au vent, mais pas trop. Et puis offrir, aussi, un habitacle douillet et bien insonorisé pour les jours où la météo n’incite pas à jouer les stars dans le vent. Les inconvénients classiques du style? La modification du centre de gravité, ainsi "tiré" vers le haut, la diminution de l’espace dévolu aux bagages – déjà pas énorme sur la MX-5 standard – et l’ajout de poids qui vient plomber la maniabilité et les performances de la voiture.

Autant d’écueils que les ingénieurs de chez Mazda se sont empressés d’éviter. Tout compris, le toit et son mécanisme ne rajoutent que 45 kilos à l’ensemble. Un tour de force réussi grâce à l’utilisation d’aluminium, d’acier spécial et de plastique moulé. Sans oublier que, parallèlement, on a continué à traquer les grammes superflus sur toute la voiture. Capot et ailes sont en alu, par exemple. Et les sorties d’échappement sont simplement polies, pour éviter d’avoir à leur rajouter un "enjoliveur".

Collée à la route

Bon, assez de théorie! Passons à la pratique… Au départ de l’aéroport de Barcelone, le temps est couvert mais, puisqu’il ne pleut pas, on actionne la commande du toit ouvrant. Sagement, le système effectue son étonnant ballet (qu’il peut accomplir jusqu’à 10 km/h) et, en treize petites secondes, le toit disparaît comme par magie à l’arrière du véhicule. "Comme par magie" parce que, malgré tout, il reste assez de place dans le coffre pour deux bagages de cabine et un sac: 127 litres, pour être précis. Soit tout juste trois de moins que sur la MX-5 classique.

On met le contact, en profitant du ronron de l’échappement grâce au toit ouvert, et on se lance à l’assaut des lacets d’un parc national surplombant la mer. Premier constat: la MX-5 n’a rien perdu de son agilité. Elle aime toujours autant sauter sur les virages, s’inscrire sagement en courbe et en rejaillir, en appui, après une franche accélération. Vive, précise, directe, la direction fait toujours merveille et contribue à ce fameux sentiment si cher à Mazda du Jinba ittai, terme japonais décrivant le mouvement du cavalier et sa monture évoluant en totale harmonie. C’est effectivement le cas: malgré des suspensions privilégiant un petit peu plus le confort que celle de la version cabrio, la MX-5 RF se pilote "aux fesses". On la "sent" parfaitement sur la route. À tel point que, si on se montre un peu trop insistant sur les gaz, on ressent très exactement le moment où l’arrière va commencer à se dérober et partir en glisse. Une glisse d’autant plus maîtrisable qu’elle est franche et, surtout, placée sous l’étroite surveillance d’un ESP très efficace.

Sur plus de 250 kilomètres, on aura ainsi eu l’occasion d’essayer la version "de base" 1,5 1 de 130 chevaux, ainsi que la 2,0 1 de 160 chevaux. Ce que la "petite" concède à sa grande sœur au niveau de la puissance pure, elle le récupère, en quelque sorte, par un comportement plus radical, imposant de monter plus haut dans les tours pour extraire la quintessence de sa bonne humeur. Gageons toutefois que, vu le style cosy visé, la version 160 chevaux séduira plus d’acheteurs.
D’autant que, pour peaufiner encore le côté cosy, ladite version à 160 chevaux peut être équipée, en option, d’une boîte automatique. Histoire d’éliminer tous les aspects pilotage et ne garder plus que le pur plaisir de conduire. Car, comme sur la MX-5 cabrio, la RF a un comportement sain, un freinage efficace et une batterie d’assistants électroniques allant du tempomat au détecteur d’angle mort.

Moderne, sympa, jolie et bien finie, cette RF ne souffre que de petits défauts. Selon nous, le frein à main, trop déporté sur la droite, impose un étrange mouvement d’extension de l’épaule. Un excellent moyen, cela dit, de ne pas être tenté de l’utiliser à tout va… pour jouer encore plus avec les courbes en épingles.

Et puis il y a le volant, qui ne se règle toujours pas en profondeur. De quoi venir gâcher un peu une position de conduite à part cela idéale. On notera encore que certaines voitures d’essai souffraient, à haute vitesse, de bruits aérodynamiques au niveau de la jonction entre l’arceau et le toit. Problème découlant de véhicules de présérie? On vérifiera cela quand on prendra le volant d’une voiture de test "officielle". Une de celles qui arriveront dans les garages cet été. (Le Matin)

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Mazda MX-5 RF
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